Commune libre d’Aligre
Accueil du site > Cinémaligre > Cinémaligre 2010 : "Désobéissance"

Cinémaligre 2010 : "Désobéissance"

vendredi 4 décembre 2009

"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs". Constitution de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793, Article XXXV

LA commune libre contre la vidéo surveillance à Paris

CINEMALIGRE 2010 : 16, 17, 18, 19 septembre 2010

Festival de films du quartier d’Aligre

Projet pour la 7e édition

Désobéissance

Pour participer à l’organisation du festival, apporter vos idées de films, donner un coup de main, venez aux réunions mensuelles de préparation chaque 2eme lundi du mois au café associatif « La Commune », 3 Rue d’Aligre 75012 Paris

D’UN CINEMALIGRE A L’AUTRE ?

C’est pour porter un regard original sur son quartier que la Commune Libre d’Aligre, association des habitants du quartier d’Aligre, a organisé en septembre 2004 le premier festival de cinéma « Cinémaligre ».

À travers les thèmes de chaque édition « Du marché local au marché global », « La ville comme bien commun », « De l’étal à l’assiette », « Les utopies du quotidien », « Mémoires d’Aligre Mémoire en mouvement », ou, pour 2009, « Vivre ensemble, autrement », le Cinémaligre aborde des questions de notre temps qui trouvent résonance dans le quotidien des habitants d’Aligre, des sujets concernant la vie du quartier et qui permettent aussi de penser le monde.

Le Cinémaligre est une manifestation multiforme insérée dans son quartier. Imaginatif, créatif, festif, le festival s’autorise un large éventail d’initiatives : projections, ciné-concert, ciné-goûter, expositions, performances, spectacle ou repas. La réussite du Cinémaligre repose sur la convergence d’une multitude de talents, d’enthousiasmes et d’inventions. Programmation, organisation, technique et événement sont le fait des habitants eux-mêmes. Action commune permettant à chacun de s’exprimer et de prendre plaisir à être ensemble.

Le Cinémaligre est ainsi une œuvre de réappropriation collective de la culture dans sa diversité, à l’encontre d’une consommation passive et standardisée et à l’opposé d’une vision élitiste de la culture. À la fois fête et interrogation, il s’empare de la culture dans son sens le plus large, expression artistique bien sûr, mais aussi modes de vie, droits fondamentaux, systèmes de valeur, traditions ? Ensemble, les participants au festival cherchent à décrypter et à comprendre les enjeux de société.

LE THEME DU FESTIVAL : DESOBEISSANCE

"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs". Constitution de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793, Article XXXV.

Le quartier d’Aligre est, par bien des égards, un lieu de résistance contre les transformations sociales et urbaines excluantes, une poche de désobéissance dès que l’on touche aux libertés individuelles. Dans une société de plus en plus normative, l’idée de désobéissance est en pleine effervescence. On le constate aujourd’hui dans les nouvelles formes de lutte qu’inventent les jeunes générations (désobéissance civile en déclarant héberger ou aider des sans-papiers telle que la pratique RESF, avec les faucheurs de maïs transgénique, avec les enseignants qui refusent d’appliquer les programmes scolaires, les squatters, les réquisitions de richesses ou d’appartements vacants, les Robins des bois, composés d’employés d’EDF qui rebranchent l’électricité à des gens à qui on l’a coupée, les Casseurs de pub, la BAC - brigade activiste des clowns, les occupations d’usines afin d’empêcher les déménageurs, à la solde des patrons qui délocalisent, d’emporter les machines, etc.). La désobéissance apparaît donc comme une des formes contestataires essentielles parce que cela lui donne un contenu radical et autonome.

Un rapide tour d’horizon sur l’histoire des civilisations montre clairement que c’est en désobéissant parfois que l’Homme a su sauver les vraies valeurs dans nos sociétés. Agir, c’est aussi savoir dire non jusqu’au péril de sa vie ; c’est parce que des personnes ont refusé de se plier aux ordres de Pétain et du gouvernement de Vichy que la France a pu finalement éviter le chaos dans lequel elle était conduite.

Sur quels critères objectifs peut-on alors légitimer une violation de la loi ? Certains n’hésitent pas à questionner le droit et la loi au nom du respect même de l’humain. Le droit au désaccord, si cher à Hannah Arendt, et la désobéissance civile sont alors, pour tout individu doté d’une conscience, un devoir, comme le rappelle l’article XXXV de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1793. Par ailleurs, le cinéma, tous genres confondus, a toujours aimé les héros « désobéissants », marginaux, ou les destinées collectives « hors normes ». Le 7e art s’est toujours nourri de femmes et d’hommes qui, dans leur pratique, ont fait un pas de côté, prenant conscience « d’une autre réalité » qui transforme voire transcende leur destin.

C’est pourquoi cette année, la 7e édition du Cinémaligre fera la part belle au 7e art et à ses héros récalcitrants, en présentant des films qui ont marqué l’histoire du cinéma. La Commune Libre d’Aligre reconnaît dans ces destins atypiques, hors normes voire hors la loi, que le cinéma aime à retracer, les caractères de la lutte des « désobéissants » d’aujourd’hui.

Nous sommes persuadés que ces films, hormis leurs qualités artistiques incontestables, peuvent ressourcer les luttes d’aujourd’hui ? Quand la fiction questionne notre présent : Quelle est la réalité de la démocratie à l’heure où s’accroît la crise de la représentation politique, et quelle est la place des citoyens pour la protéger et l’approfondir ? Nous espérons, par ce biais, alimenter la réflexion sur le positionnement et la responsabilité de l’individu dans la société du XXIe siècle. « Réfléchir, c’est déjà désobéir ».

PROGRAMMATION

Un festival préparé par les habitants Le café associatif « La Commune » est devenu un carrefour de cultures, où se retrouvent des habitants du quartier de tout âge, de toutes origines socioculturelles. Le Cinémaligre profite de cette richesse de rencontres pour contribuer à la construction de nouvelles sociabilités au sein du quartier.

Le projet est développé en commun dans une gestion collective. Les habitants du quartier sont invités à participer à la programmation et à l’organisation du festival. Une réunion mensuelle de préparation se tient au Café Associatif "La Commune". Elle est annoncée sur le programme du café et ouverte à tous. Chacun sera amené à proposer des films, à donner son avis, à débattre autour du thème, afin de construire ainsi collectivement la programmation. Sur la base ouverte du thème arrêté en commun, ce travail collectif doit nourrir le projet, le faire évoluer au gré des échanges, l’enrichir à chaque étape de préparation.

Un programme exigeant Le Cinémaligre 2010 privilégiera donc les films de fiction. Nous aurons le souci, de montrer des grands films classiques et populaires et aussi des films plus méconnus par leurs formes, leurs sujets, leurs héros contestataires ou marginaux. Les documentaires, traditionnellement présents dans le festival ne seront pourtant pas oubliés pour leur capacité à faciliter des débats approfondis.

Ce choix a cependant un coût. Les droits de projection des films documentaires sont généralement moins élevés que ceux des fictions, même anciennes, et plus facilement négociables. Chaque année, de nombreux réalisateurs nous proposent gracieusement leurs œuvres. Inscrire à notre programme un grand nombre de films de fiction a, en outre, l’avantage de renouveler quelque peu la formule du festival, mais va donc nécessiter un effort financier particulier.

La programmation en cours... et non définitive !

Des héros « désobéissants » La Salamandre d'Alain Tanner
- La Salamandre, Alain Tanner, 1971, Dans une suisse grisâtre, Rosemonde s’ennuie et refuse la routine du travail à l’usine.
- Themroc, Claude Faraldo, 1973. film typique de la contestation des années 1970. Au-delà du rejet de la société de consommation et de la négation sous toutes ses formes, il s’attaque avec violence aux plus puissants de la société occidentale,
- Hunger, Steve Mc Queen, 2008, La lutte et la mort , au cours d’une grève de la faim de Bobby Sands, membre de l’IRA à la prison de Maze (Irlande du Nord).
- Les chats persans, 2009, deux jeunes musiciens décident de monter un groupe. Ils parcourent Téhéran à la rencontre d’autres musiciens underground et tentent de les convaincre de quitter l’Iran. N’ayant aucune chance de se produire à Téhéran, ils rêvent de sortir de la clandestinité et de jouer en Europe. Mais que faire sans argent et sans passeport ...

Prises de conscience

- Ressources humaines de laurent Cantet 2000 Un étudiant d’une grande école de commerce, découvre au cours d’un stage que son travail sert de paravent à un plan de restructuration prévoyant le licenciement de douze personnes, dont son père.
- La Vie des Autres, Florian Henckel von Donnersmarck, 2007. Au début des années 1980, en Allemagne de l’Est, un agent secret, nommé Wiesler, a pour mission d’observer un couple d’intellectuels. Ces derniers vont le fasciner de plus en plus ?
- Welcome, Philippe Lioret, 2009. À calais un maître-nageur décide d’aider un jeune émigrant sans papiers à atteindre le Royaume -Uni en traversant la Manche à la nage.
- Le Sel de la terre, de Herbert Biberman, Un véritable ovni en somme dans le paysage cinématographique étasunien. Prolétarien, antiraciste, anti-impérialiste et féministe, le cocktail avait de quoi effrayer les conservateurs de tout poil de cette Amérique des années 50 plongée dans la paranoïa anticommuniste et l’hystérie maccarthyste. Les femmes prennent la place de leur mari dans un piquet de greve, malgré l’hostilité de leurs maris.

Guerre à la guerre

- L’insoumis : maquis rouges et gueule noire, Francoise Chevalier 2000, 52 mn. La vie d’Ange Alvarez, mineur, militant résistant.
- Avoir 20 ans dans les Aurès de René Vautier 1972 Un groupe de Bretons réfractaires et pacifistes est envoyé en Algérie. Tous se mettent à piller, tuer et violer, seul l’un d’entre eux désertera en emmenant avec lui un prisonnier du FLNT.

Désobéir ensemble

- La Terre des hommes rouges, Mario Bechis, 2008 Le chef d’une tribu Guarani-Kaiowa, décide de dresser un campement sur les terres des Blancs. Pour lui, comme pour le chaman, il s’agit de réparer une terrible injustice : récupérer les terres dont ils ont été spoliés autrefois...
- Psaume rouge, Miklas Jancso, 1972. Fin XIXème siècle en Hongrie , armée, clergé et seigneurs s’efforcent en vain de faire céder la solidarité de paysans révoltés . la révolte semble virer en célébration : les danses commencent et de nouveaux chants naissent, les psaumes rouges...
- Louise Michel, Benoît Delépine et Gustave Kervern, 2008, Des ouvrières mettre l’argent de leur indemnité de licenciement en commun pour financer un projet de reconversion. Louise, la plus sauvage de toutes, propose de faire buter le patron par un professionnel !

De grands classiques du cinéma et quelques films cultes.

- La Rentrée des classes, Jacques Rozier, 1955.
- Zero de Conduite Jean Vigo 1933 .Quatre pensionnaires privées de liberté et de créativité se rebellent avec la complicité d’un nouveau surveillant, plus proche de la mentalité des jeunes que de celle, rigide, des autres adultes.
- Zabriski point Michelangelo Antonioni 1970 Une étudiante idéaliste et un militant radical se croisent dans la vallée de la mort pendant les troubles étudiants des années 60 aux Etats unis

Des documentaires
- Un pas dans la nuit ou la désobéissance, 1999, Emmanuel Laborie. Depuis son parcours dans la Résistance française, son expérience de la clandestinité et du passage dans l’illégalité, une question travaille Raymond Aubrac : « Que se serait-il passé si je n’avais pas su désobéir ?
- La désobéissance civile, Respiration de la démocratie ou l’envol des oiseaux, Louis Campana, 2005, 55 min. Les fondements de la désobéissance civile illustrés par la lutte contre les OGM. 
- Sobibor, Claude Lanzman 2001 la révolte des prisonniers du camp d’extermination de Sobibor le 14 octobre 1943.
- Le Dragon, Droits Devant, 1996, l’occupation de la rue du Dragon.
- Barres , Luc Moulet 1983 L’évolution des tourniquets et portes anti fraudes du métro et les différentes façons de les affronter sans ticket.
- Plogoff, des pierres contre des fusils, Nicolas Le Garrec, 1980, toute une population refuse l’installation d’une centrale nucléaire à quelques encablures de la Pointe du Raz, face à l’île de Sein.
- Carlo Guiliani, ragazzo, de Francesca Comencini 65mn 2002. Tué par la police italienne le 20 juillet 2001, alors qu’il manifestait dans sa ville contre la tenue du G8, Carlo Giuliani est devenu un symbole. De bout en bout, ce film-hommage au jeune homme disparu, donne la parole à sa mère, Haidi Gaggio, qui vit son deuil en intellectuelle et en militante de gauche. Son récit parvient à tenir l’émotion à distance en reconstituant presque minute après minute, à partir des témoignages et des archives filmiques, la dernière journée de la vie de son fils
- Rachel, Simone Bitton, 2009. Enquête sur la mort de la pacifiste américaine Rachel Corrie, 22 ans, écrasée par un bulldozer israélien en mars 2003 alors qu’elle tentait d’empêcher la destruction de maisons palestiniennes.
- Herbe, Un film documentaire de Matthieu Levain et Olivier Porte, Au cœur de la Bretagne paysanne, deux visions du métier d’éleveur laitier se confrontent. Alors que des Hommes se sont engagés depuis plusieurs années dans une agriculture autonome, durable et performante, le courant majoritaire de la profession reste inscrit dans un modèle de production industriel, fortement dépendant des groupes agricoles et agro-alimentaires ?

Et encore d’autres films en cours de visionnage ...

LA CREATION ARTISTIQUE AU CINEMALIGRE

- Des créations originales Le festival Cinémaligre est non seulement une programmation thématique de films, mais produit aussi, depuis ses débuts, des créations originales autour du cinéma. Ainsi, dès les deux 1ers Cinémaligre, furent présentés des ciné-concerts commandés pour l’occasion à des musiciens professionnels (« La Nouvelle Babylone » par le Surnatural Orchestra en 2005, un programme de films muets mis en musique par le « Love in Portofino Cineconcerto Grande Orchestra » dirigé par Baptiste Bouquin en 2006).

Entièrement participatif depuis sa conception jusqu’à son organisation, le festival Cinémaligre veut aussi impliquer la population dans la création. Ainsi, la Commune Libre d’Aligre, sous le nom de « Navet Prod », produit chaque année un film court sur le thème du festival, film écrit, joué réalisé et monté par les membres de la Commune Libre d’Aligre.

Par ailleurs, des stages gratuits et ouverts à tous ont été mis en place à l’occasion des Cinémaligre 2007 et 2008 : le premier, dirigé par Surnatural Orchestra, pour la création d’un ciné-concert sur le film Entracte de René Clair, le second, dirigé par le comédien Dominique Collignon-Maurin, pour la postsynchronisation d’un montage original d’images cinématographiques. C’est, à chaque fois, une vingtaine de personnes, pour la plupart amateurs, qui ont participé gratuitement à ces stages de trois week-end complets animés par des professionnels. Les créations ont été présentées devant le public nombreux du Cinémaligre lors de séances exceptionnelles.

-  Un stage à destination des enfants du quartier

Les enfants ont toujours trouvé leur place au Cinémaligre avec la programmation de films spécifiques, mais ils n’ont pas encore eu l’occasion de participer à son élaboration.

Avec le thème choisi pour le Cinémaligre 2010, la désobéissance, il nous a semblé crucial d’impliquer activement les enfants dans la réflexion. À quel autre moment de la vie, si ce n’est l’enfance, apprend-on à obéir, et par là même à désobéir ? C’est dans les écoles que Lucie Aubrac, par exemple, témoigne de la désobéissance nécessaire de certains officiers pendant la seconde Guerre mondiale, dans un souci d’apprendre aux jeunes générations la responsabilité individuelle face à un pouvoir oppresseur. C’est aussi dans les écoles, qu’aujourd’hui agit l’une des formes contemporaines de la désobéissance civile avec, entre autres, le Réseau Education Sans frontière pour protéger et défendre les enfants sans papier et leurs familles. De façon plus générale, l’éducation à la citoyenneté passe par l’exercice de l’esprit critique et la responsabilisation, et il nous est apparu important de faire réfléchir et donner la parole aux enfants sur ces questions.

Cette année, la Commune Libre d’Aligre souhaite donc mettre en place un stage à destination des enfants du quartier en s’associant avec l’atelier de production Belge « Caméra Enfants Admis ». Au cours de ce stage, à la fin des vacances scolaires d’été, les enfants pourront créer de toute pièce, autour du thème du festival, un film d’animation original qui sera inscrit au programme et alimentera le catalogue de « Caméra Enfants Admis », au coté de films réalisés par des enfants du monde entier.

-Projet musical franco-italien pour le Cinémaligre

Depuis plusieurs mois des musiciens d ’Aligre et d’ailleurs ont formé autour de Baptiste Bouquin, musicien professionnel , un atelier de pratique musicale collective. Le Bandaligre est désormais prêt à s’investir dans un projet créatif d’ ampleur pour construire une pièce musicale tout en approchant le thème « Désobéissance » du Cinémaligre 2010. Le projet est d’inviter la fanfare romaine la Titubanda, comme prétexte à un échange culturel franco-italien.

La Titubanda, grande fanfare (à peu près 35 musiciens) de Rome existe depuis 1998 et a fait déjà plusieurs tournées (Boston, Brest, Montpellier, Serbie-Croatie-Bosnie, Bilbao, Sud de l’Italie ?). C’est un orchestre protéiforme qui se définit comme "omnivore, avec un grand appétit" et qui se nourrit autant de musique traditionnelle italienne que de musique balkanique, de jazz ou de musique punk. Mais l’aventure depuis plus de dix ans est autant musicale qu’humaine : fanfare ouverte, autogérée, elle se veut à la portée de tous (participants et publics !).

Le projet de création que nous proposons serait de créer un bal franco-italien avec comme orchestre la Titubanda et le Bandaligre pour la soirée de clôture du Cinémaligre.

Il sera prévu pour la création de ce répertoire (créé spécialement pour l’occasion) un travail préparatoire dans chaque orchestre sur les semaines précédant le festival et deux jours de répétitions sur place (dans un lieu à déterminer) avant le bal le dimanche soir.

L’objectif de l’échange est aussi de proposer une rencontre entre les habitants du quartier d’Aligre avec la Titubanda. Il faut savoir que cette fanfare est aussi liée à un quartier Rome (quartier Prenestina-Pignetto). Il s’agit donc aussi d’une rencontre entre deux quartiers de capitales européennes.

Enfin, la venue de la Titubanda sera complétée par une séance spéciale dans la programmation du festival Cinémaligre (projection-débat) qui nous apportera un éclairage différent sur le thème du festival : la désobéissance.

- L’appel à création

Comme chaque année nous appelons chaque habitant-créateur à s’exprimer en images et en liberté autour du thème du festival. Nous lançons ainsi à nouveau un appel à création de films courts. Les films ainsi réalisés seront projetés en début de chaque séance et donneront lieu à un vote du public. Ainsi les spectateurs désigneront les heureux lauréats du Cinémaligre qui recevront le « Maillot d’Or » (sculpture créée pour le Cinémaligre par Philippe Maillot, artiste d’Aligre) ou l’une des productions géantes du jardin collectif du quartier d’Aligre. Pour continuer l’expérience du dernier festival, nous élargissons cette année encore l’appel à création à toutes images (collage, photos, peintures, affiches ?) produites par des habitants du quartier. Ces images seront exposées sur le site du festival.

- Les expositions

Chaque année, nous organisons des expositions sur le thème du festival qui occupent les espaces disponibles sur le site, mais peuvent également être accueillies dans d’autres lieux du quartier, comme le café associatif « La Commune », chez les commerçants, et pourquoi pas, être l’objet d’un partenariat particulier avec la nouvelle Maison des Ensembles qui aura débuté ses activités au moment du festival.

Nous avons, pour cela, l’intention de faire appel à des artistes du quartier. Les œuvres issues de l’appel à création occuperont bien sûr une place dans cet ensemble.

UN FESTIVAL FESTIF ET CONVIVIAL

-  Les repas, moments de rencontres et de fête Le temps des repas est un moment convivial et festif. L’espace de restauration, installé à côté du chapiteau de projection, permet aux participants de se rencontrer, prolonger les débats en salle.

Nous utiliserons à nouveau les gobelets réutilisables « Eco-Cup » adoptés en 2009, et nous envisageons d’étendre ce principe de vaisselle réutilisable avec l’acquisition d’assiettes et de couverts. Nous mettrons en place un poste de vaisselle à disposition des participants. Nous allons poursuivre, avec les repas servis, la sensibilisation sur les questions d’alimentation, de consommation d’énergies et d’environnement, ou de solidarité nord/sud et nous privilégierons des repas bios, de saisons ou de proximité.

De nombreux habitants du quartier s’inscrivent au café associatif pour prendre en charge bénévolement la préparation des repas. Nous allons, pour le festival, inviter les habitants d’Aligre à s’impliquer de la même façon. La préparation des repas devient ainsi occasion de rencontres.

Nous espérons pouvoir prolonger le partenariat avec l’association « Slow Food » qui a pour vocation, entre autres, de s’opposer à la standardisation des goûts imposés par les multinationales de l’alimentaire et de la restauration. Bien entendu, la buvette participera à l’animation du site. Elle contribue largement au financement du festival, puisque qu’elle est alimentée par les dons des commerçants d’Aligre. -Un ciné goûter exeptionnel

Devenu un moment fort du festival, le ciné-goûter est un programme spécifique adapté aux enfants composé de films courts. Grâce à la participation des commerçants du quartier, un goûter festif est offert.

Cette séance prendra cette année une importance particulière. La vedette du programme sera le film d’animation réalisé par les enfants du quartier eux-mêmes au cours du stage de création artistique qui précédera le festival. Nous complèterons ce programme avec des films du catalogue de notre partenaire, l’atelier de production « Caméra Enfants Admis », réalisés dans les mêmes conditions par des enfants du monde entier.

- Le grand bal de clôture

Le bal populaire qui a clôturé l’édition 2009 du festival a été un grand moment de fête et de convivialité. De nombreux habitants qui ne fréquentent pas forcément les projections, attirés par le cadre, l’ambiance et la chaleur musicale, sont venus participer à la soirée. Le bal du 14 juillet organisé par la Commune libre avait déjà remporté un grand succès. Dès la fin de la soirée, nombreux sont les habitants d’Aligre qui ont souhaité le renouvellement de l’événement.

Nous clôturons donc le festival par un grand bal populaire. Nous prévoyons de renouveler notre partenariat avec le « Balting’Théâtre », bal parquet traditionnel qui nous offre un décor idéal pour un tel événement et nous allons rechercher un groupe musical festif proche du public. Ce projet est développé en annexe II « le spectacle musical vivant au Cinémaligre »

LE CINEMALIGRE EN PRATIQUE

- L’édition 2010 du Cinémaligre se déroulera du 16 au 19 septembre 2010
- Les projections auront lieu sous un chapiteau installé sur le terrain d’Education Physique du 7, rue d’Aligre. Le chapiteau y sera installé du mardi 14 septembre au lundi 20 Septembre 2010.
- Nous serons présents sur la place d’Aligre avec une ou deux projections en plein air.

- Partenariats

Les partenaires financiers :
- Mairie du 12e.
- Mairie de Paris.
- Conseil de quartier Aligre / Gare de Lyon.
- Commerçants du quartier d’Aligre : Groupe Dadoun, Bottle Shop, Le Baron Rouge ?

Autres partenaires
- Loca-images.
- Le forum des images.
- Slow Food.
- L’association Soleil

-  Contacts Cinémaligre, Café Associatif La commune, 3 Rue d’Aligre 75012 Paris 01 43 41 20 55 lacommune.aligre@orange.fr

Site Internet : http://www.cl-aligre.org/ , rubrique Cinémaligre

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0