Commune libre d’Aligre
Accueil du site > Cinémaligre > Cinémaligre 2009 : VIVRE ENSEMBLE

Cinémaligre 2009 : VIVRE ENSEMBLE

dimanche 18 janvier 2009

Le festival de films de la Commune Libre d’Aligre se déroulera du 10 au 13 septembre 2009.

Cette année en préfiguration de l’ouverture de la Maison des Ensembles au 5 rue d’Aligre, future grand équipement d’animation et de culture ouvert sur le quartier, la Commune Libre d’Aligre a choisi d’offrir une vision du collectif et du "VIVRE ENSEMBLE" à travers une programmation de films enthousiastes et stimulants.... Comme si les habitants se préparaient à investir ce futur grand lieu de créativité et convivialité que peut devenir la Maison des Ensembles.

JPEG - 48.6 ko
Séance en plein air sur la place d’Aligre

D’UN CINEMALIGRE A L’AUTRE...

C’est pour porter un regard original sur son quartier que la Commune Libre d’Aligre, association des habitants du quartier d’Aligre, a organisé en septembre 2004 le premier festival de cinéma « Cinémaligre ».

A travers des thèmes comme « Du marché local au marché global », « Les utopies du quotidien », ou l’an passé « Mémoires d’Aligre : Mémoire en mouvement », le Cinémaligre aborde des questions de notre temps qui trouvent résonance dans le quotidien des habitants d’Aligre, des sujets concernant la vie du quartier et qui permettent aussi de penser le monde.

Le Cinémaligre est une manifestation multiforme insérée dans son quartier. Imaginatif, créatif, festif, le festival s’autorise un large éventail d’initiatives : projections, ciné-concert, ciné-gouter, expositions, performances, spectacle ou repas. La réussite du Cinémaligre repose sur la convergence d’une multitude de talents, d’enthousiasmes et d’inventions. Programmation, organisation, technique et événement sont le fait des habitants eux-mêmes. Action commune permettant à chacun de s’exprimer et de prendre plaisir à être ensemble.

Le Cinémaligre est ainsi une œuvre de réappropriation collective de la culture dans sa diversité, à l’encontre d’une consommation passive et standardisée et à l’opposé d’une vision élitiste de la culture. À la fois fête et interrogation, il s’empare de la culture dans son sens le plus large, expression artistique bien sûr, mais aussi modes de vie, droits fondamentaux, systèmes de valeur, traditions... Ensemble, les participants au festival cherchent à décrypter et à comprendre les enjeux de société.

Thème du Cinémaligre 2009

"VIVRE ENSEMBLE "

Après s’être lancé dans l’invention de futurs possibles (« Utopies du quotidien »), puis avoir puisé dans les expériences passées pour mieux préparer l’avenir (« Mémoire en mouvement »), il s’agit pour cette 6ème édition de découvrir d’autres modes de vies possibles, d’autres pratiques au quotidien, de s’interroger sur la question du "Vivre Ensemble ".

Nous faisons souvent un constat critique de l’état de la société. Nous choisissons, aujourd’hui, de nous intéresser aux pratiques collectives qui s’opposent au quotidien à une vision du monde individualiste et marchande. Le Cinemaligre contribuera à établir l’inventaire des pratiques de reconquête collective des espaces de vie sociale tels que la rue, l’habitat, les lieux de travail, de création, de loisirs et de culture. Il s’agit de s’attacher à des pratiques porteuses de sens, qui décryptent le monde dans lequel nous vivons et contribuent à sa transformation. Dans une perspective résolument positive, ces pratiques s’opposent à ce sentiment de fatalité et d’impuissance qui conduit à l’acceptation d’un modèle unique et au renoncement de l’espoir d’un véritable « vivre ensemble » dont les habitants sont eux-mêmes les acteurs.

Le festival tentera d’évoquer les réponses alternatives aux besoins fondamentaux (santé, habitat, éducation, alimentation) et s’intéressera aux solidarités en action. Fidèle à ses principes fondateurs, il se penchera sur les pratiques de proximité, mais cherchera à découvrir également comment dans d’autres cultures, dans d’autres temps, sur d’autres continents, des individus participent de ces alternatives.

En vrac : espaces de production, coopératives, éducation populaire, luttes sociales, médecine alternative, cafés associatifs, jardins ou ateliers partagés, centres sociaux, espaces de fêtes et de vies collectifs, monnaies locales, finances solidaires, habitat collectif, crèches parentales, ateliers culturels dans des lieux d’exclusion (hôpitaux psy, prison), AMAP, éco-zac, toilettes sèches, recyclage, pratiques écologiques, circulation des personnes, solidarité internationale...

Dans sa mise en œuvre, le Cinemaligre est un exemple concret de ces pratiques et permettra un cadre propice aux échanges et aux débats.

Nous clôturons cette 6e édition du Cinemaligre par un bal populaire et festif, à l’image de la thématique choisie : « Vivre ensemble ».

Déroulement du Cinémaligre 2009

UN FESTIVAL DE QUARTIER

Un festival préparé par les habitants

Le projet est développé en commun dans une gestion collective. Les habitants du quartier sont invités à participer à la programmation et à l’organisation du festival. Une réunion mensuelle de préparation se tient au Café Associatif "La Commune". Elle est annoncée sur le programme du café et ouverte à tous. Une douzaine de séances de visionnages de films seront organisées. Chacun sera amené à proposer des films, à donner son avis, à débattre autour du thème, afin de construire ainsi collectivement la programmation.

Sur la base ouverte du thème arrêté en commun, ce travail collectif doit nourrir le projet, le faire évoluer au gré des échanges, l’enrichir à chaque étape de préparation. C’est ainsi que titre du festival, graphisme, organisation, et événement lui même naîtront de l’invention collective.

Le café associatif « La Commune » est devenu rapidement un carrefour de cultures, où se retrouvent des habitants du quartier de tout âge, de toutes origines socioculturelles. Le Cinemaligre profite de cette richesse de rencontres pour contribuer à la construction de nouvelles sociabilités au sein du quartier.

Programme prévisionnel

- Une vingtaine de films documentaires ou fictions, courts, moyens et longs métrages - Des débats et des tables rondes.

- Partenariat avec les associations et les établissements scolaires du quartier.

- Un bal populaire, précédé d’ateliers de danse.
- Un ciné-goûter pour les enfants.

- Un appel à créations : courts métrages, vidéos, photos, collages, affiches, peintures, ... sur le thème du festival.

- Des repas « bio », de saison ou de proximité.

PRECISIONS SUR LE PROGRAMME Quelques idées de films à explorer :

Volem rien foutre al pais de Pierre Carles, Christophe Coello, Stéphane Goxe, 2007 : A la rencontre de personnes qui au quotidien essayent de vivrent autrement : écologie, retour à la terre... un inventaire d’alternatives !

Rêves d’habitants de Luc Blanchard, 2003 : La reconquête de la dignité par un groupe d’habitants d’un quartier HLM de Douarnenez. C’est aussi l’histoire d’un groupe d’habitants qui a donné naissance à un mouvement national. Les Glaneurs et la Glaneuse d’Agnès Varda, 2000 : un film sur les Récupérateurs, ramasseurs et trouvailleurs de notre société moderne, ceux qui par nécessité, hasard ou choix vivent au contact de l’univers surprenant des restes des autres.

La moindre des choses de Nicolas Philibert, 1996 : La préparation d’une pièce de théâtre dans un hôpital psychiatrique propose des modèles alternatifs de prise en charge, émouvant et troublant à la fois.

Ce jardin-là de Raphaël Massi, 2008, des habitants se mobilisent dans le XX arrondissement pour créer un jardin dans une friche...

Main basse sur la ville de Francesco Rosi, 1963 : l’emprise des entrepreneurs sur nos vies ou comment leurs profits dessinent nos villes...

La belle équipe de Julien Duvivier, 1936, Cinq ouvriers chômeurs parisiens gagnent le gros lot à la Loterie. Ils décident de vivrent ensemble et d’ouvrir une guinguette.

Le bien commun, l’assaut final de Carole Poliquin, 2002 : De la privatisation du monde dans presque tous les champs, qu’il s’agisse de la diminution du rôle de l’État ou de la tendance à breveter tout ce qui appartient, de toute évidence, à la collectivité humaine.

Au nom de l’urgence d’Alain Dufau, 1993 : Quels moyens faut-il mettre en oeuvre pour que le logement soit enfin un droit pour tous et partout ?

27 Femmes de ménage contre une multinationale, 2002 : Des femmes de ménages travaillant pour Arcade, sous-traitant de la chaîne d’hôtellerie du groupe Accor réclament les mêmes droits que les employés d’Accor.

Working without the enemy (Travailler sans l’ennemi) de Didier Inowlocki, 1999 : Christiana, en plein cœur de Copenhague, un ancien squatt d’une ex-caserne militaire de 34 hectares, est devenu l’une des figures les plus fortes des tentatives autogestionnaires.

L’atelier les Yeux de l’ouïe, de Anne Toussaint : Expérience d’ateliers cinématographiques avec des détenus de la Santé.

La raison du plus fort de Patrick Jean, 2003 : Un film qui permet rapidement de poser un constat transversal sur une société qui tend à cloisonner la société.

Prise de relais de Thibault dufour et Patrice Spadoni 200è : Production canal marches sur le centre social le relais Ménilmontant.

La double face de la monnaie de Vincent Gaillard et Jérôme Polidor : Pour redonner a la monnaie son rôle premier de moyen d échange ,, les banques du temps les sel et autre systèmes d’échanges allternatifs.

Les femmes de Bruckman d’Isaac Isitan, 2007 : À Buenos Aires, les patrons de la Brukman abandonnent leur usine de vêtements pour hommes. Les employés, pour la plupart des mères de famille, se retrouvent sans travail prennent possession de l’usine et lui redonne vie à leur manière.

Les brebis font de la résistance. de Catherine Pozzo di Borgo 2008 : Le Larzac d’aujourd’hui, tableau d’un lieu unique, fortement marqué par les luttes des années 70 et où les paysans continuent de se battre pour une agriculture saine et un monde meilleur.

Le crime de Monsieur Lange Jean Renoir 1936 : La reprise d’une imprimerie par ses ouvriers.

Bonheur national brut de Sandra Blondel et Pascal Hennequin 2008 Un autre monde existe déjà ! Partout en France, des femmes et des hommes inventent, jour après jour, une autre façon de vivre et de travailler.

Le fils de l’épicier d’Eric Guirado 2007 : Un fils d’épicier reprends la tournée de l’épicerie ambulante de son père dans les campagnes du midi de la France

La brèche Nicolas Frize à la prison de Saint-Maur Un film de Alain moreau 1993 : À la maison centrale de Saint-Maur, le compositeur Nicolas Frize présente "Passion profane profane", une création musicale née de sa collaboration avec vingt-neuf détenus interprètes.

Des débats, tables rondes et stands associatifs

Le Cinémaligre est surtout un moment d’échange. Comme chaque année, des débats seront organisés pour que chacun puisse réfléchir aux thèmes du festival. A cette occasion seront invités des réalisateurs, sociologues, journalistes, témoins, acteurs de terrains, associations.

Partenariats

La thématique du festival offre l’occasion de renforcer les partenariats avec les associations locales qui seront invitées à faire part de leur expérience en prenant en charge la gestion d’une séance , en participant à des débats ou en tenant des stands d’information.

Nous tenterons de rassembler des archives filmées sur les expériences du « vivre ensemble » local. Dans ce cadre par exemple, un partenariat pourrait être envisagé avec l’association WebTVParis 12 qui cherche à rendre compte du lien social sur l’arrondissement.

Le Cinémaligre souhaite également développer des partenariats avec les établissements scolaires en proposant par exemple à des professeurs de travailler avec leur classe sur la thématique du festival et de produire un travail de leur choix (dossier, expositions, ...).

Une séance spéciale à destination de scolaires pourrait être programmée.

- Appel à création élargi

Comme chaque année nous appelons chaque habitant/créateur à s’exprimer en images et en liberté autour du thème du festival. Nous lançons à nouveau un appel à création de films courts. Les films ainsi réalisés seront projetés en début de chaque séance et donneront lieu à un vote du public. Ainsi les spectateurs désigneront les heureux lauréats du Cinemaligre qui recevront Maillot d’Or (sculpture créée pour le Cinemaligre par Philippe Maillot, artiste d’Aligre) ou l’une des productions géantes du jardin collectif du quartier d’Aligre. Nous élargissons cette année l’appel à création à toutes images (collage, photos, peintures, affiches...) produites par des habitants du quartier. Ces images seront exposées sur le site du festival.

- Ciné-goûter pour les enfants

Devenu un moment fort du festival, le ciné-goûter est un programme spécifique adapté aux enfants composé de films courts. Grâce à la participation des commerçants du quartier, un goûter festif est offert.

- Des repas « bio », de saison ou de proximité.

Le temps des repas est un moment convivial et festif. Le Cinemaligre installera à côté du chapiteau de projection, un espace de restauration où les participants pourront se rencontrer, prolonger les débats organisés en salle...

En toute logique, par rapport au thème du festival, nous privilégierons des repas bios, de saisons ou de proximité, en partenariat avec des associations de sensibilisation sur les questions d’alimentation, de consommation d’énergies et d’environnement, ou de solidarité nord/sud. Depuis trois ans le festival a également établi un partenariat avec l’association « Slow Food » qui a pour vocation, entre autres, de s’opposer à la standardisation des goûts imposés par les multinationales de l’alimentaire et de la restauration.

SOIREE DE CLOTURE : PROJET CINE BAL "TOUS EN DANSE" !

Pour clôturer du festival, sur la place d’Aligre, nous souhaitons un événement festif, créatif, original et exceptionnel, qui mêle, comme les années passées, animation visuelle et spectacle vivant et fait des spectateurs eux même les acteurs de la soirée. Nous organiserons un ciné bal autour du projet " Tous en danse ! "

Spectacle vivant : " Tous en danse ! "

Un grand bal populaire et festif, à l’instar du bal de village traditionnel clôturera donc le 6eme Cinémaligre.

En associant fête populaire et expression artistique actuelle, " Tous en danse ! " veut réinventer la tradition de la danse partagée. La danse folklorique était autrefois l’expression de l’art populaire, un moment d’échange et de fête lié à une région ou à un pays. N’avons-nous pas perdu aujourd’hui ce moment d’échange, de fête et de danse dans notre vie contemporaine, en France et ailleurs ?

Des ateliers de danse, ouverts aux habitants du quartier, seront organisés en amont du festival. Les participants, sous la conduite de danseurs confirmés apprendront à faire découvrir aux autres et à partager leurs propres danses du hip hop aux danses traditionnelles. Ce stage sera filmé et donnera matière à la projection de clôture. Ce projet vise aussi à laisser place à la poésie au rêve, à l’imaginaire collectif.

Le ciné - bal

Entraînés par les danseurs et les participants au stage, les habitants du quartier seront les acteurs de cette soirée. Chacun par son action créera l’événement, et deviendra sujet de la projection. Des images du bal lui même, mêlées en direct par des animateurs vidéo (VJ) à celles du stage ou puisées dans la thématique du festival occuperont l’écran. C’est un jeu sur l’action, sa représentation et la fascination de l’image ; le plaisir d’être et de se voir, se laisser voir.

- Informations complémentaires LE CINEMALIGRE EN PRATIQUE

- L’édition 2009 du Cinemaligre se déroulera du 10 au 13 septembre 2009.
- Les projections auront lieu sous un chapiteau installé sur le terrain d’Education Physique du 7, rue d’Aligre. Le chapiteau y sera installé du mercredi 9 septembre au lundi 14 Septembre 2003.
- Nous serons présents sur la place d’Aligre avec une ou deux projections en plein air, ainsi que pour le ciné bal de la soirée de clôture.

- Partenariats

Les partenaires financiers :
- Mairie du 12e.
- Mairie de Paris.
- Conseil de quartier Aligre / Gare de Lyon.
- Commerçants du quartier d’Aligre : Bottle Shop, Le Baron Rouge, ... Autres partenaires
- Loca-images.
- Le forum des images.
- Slow Food.

Projet porté par la Commune Libre d’Aligre

-  Contacts :

Cinémaligre, Café Associatif La commune, 3 Rue d’Aligre 75012 Paris 01 43 41 20 55 cinemaligre@cl-aligre.org

Site internet : http://www.cl-aligre.org/ , rubrique Cinémaligre

Réunion mensuelle de préparation, chaque 2eme lundi du mois au café Associatif « La commune », 3 Rue d’Aligre 75012 Paris

P.-S.

inet

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0